Ce rapport, issu des travaux transpartisans « Paris à 50 °C » et d'un tour de France mené de 2023 à 2026 auprès d'élus locaux, de fonctionnaires territoriaux et de collectifs citoyens, pose un constat clair : les territoires ne sont pas prêts. Pourtant, à mesure que le climat se réchauffe, les vagues de chaleur sont de plus en plus longues et intenses : dans 17 ans, la probabilité qu'une vague de chaleur comparable à celle de 2003 se produise sera multipliée par 50.
Partout, le même décalage apparaît entre l'intensité des phénomènes à venir et le niveau de préparation des territoires. Cette impréparation illustre le niveau des politiques d'adaptation.
Alors que la chaleur n'est pas seulement un enjeu environnemental, mais un enjeu de sécurité des populations et de continuité de la vie collective, les mesures issues de ces travaux visent à réduire immédiatement les risques pour les populations, anticiper et organiser différemment la vie locale mais aussi transformer en profondeur la manière de concevoir et gérer la ville.